« Frais de notaire » : l'expression revient à chaque projet d'achat, et elle inquiète souvent autant qu'elle intrigue. Bonne nouvelle : ce que l'on appelle ainsi ne va pas dans la poche du notaire. L'essentiel correspond à des taxes reversées à l'État et aux collectivités. Comprendre comment ces frais se composent en 2026 vous aide à préparer votre budget avec confiance, sans mauvaise surprise au moment de signer.

De quoi se composent réellement les « frais de notaire » ?

Trois grandes parts

Les frais d'acquisition réunissent trois éléments. D'abord les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), de loin la part la plus importante, perçus au profit du département et de la commune. Ensuite les émoluments du notaire, sa rémunération encadrée par un barème national. Enfin les débours et formalités, c'est-à-dire les sommes avancées par le notaire pour le compte du client (documents d'urbanisme, géomètre, publication au service de la publicité foncière). La rémunération réelle du notaire ne représente donc qu'une fraction de la note.

Contrairement à une idée reçue, les « frais de notaire » sont à plus de 80 % des taxes. Le notaire les collecte et les reverse : il n'en conserve qu'une petite part au titre de ses émoluments.

Combien prévoir en 2026 ?

Dans l'ancien

Pour un logement ancien, il faut généralement prévoir, à titre indicatif, autour de 7 % à 8 % du prix d'achat. Une nouveauté pèse sur ce calcul : la loi de finances pour 2025 autorise les départements à relever leur taux de droits de mutation de 0,5 point (le portant de 4,5 % à 5,0 %), de façon temporaire jusqu'en avril 2028. La grande majorité des départements, dont l'Hérault et l'Aude, ont appliqué cette hausse. Concrètement, sur un achat autour de 250 000 €, cela représente quelques centaines d'euros de plus qu'auparavant.

Dans le neuf

L'immobilier neuf reste nettement plus avantageux sur ce point : les droits de mutation y sont réduits, ce qui ramène les frais d'acquisition autour de 2 % à 3 % du prix indicatif. C'est un paramètre à intégrer dans toute comparaison entre un bien ancien et un programme neuf.

Astuce : pensez à distinguer, dans le prix affiché, ce qui relève du bien et ce qui relève du mobilier (cuisine équipée, meubles). Une ventilation justifiée peut réduire la base de calcul des frais. Votre notaire vous indiquera ce qui est admis.

La bonne nouvelle pour les primo-accédants

Si vous achetez votre résidence principale et que vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux années précédentes, vous êtes considéré comme primo-accédant. Dans ce cas, la hausse de 0,5 point des droits de mutation ne s'applique pas, quel que soit le département. Un atout réel pour celles et ceux qui se lancent dans leur premier achat dans l'Hérault ou l'Aude. Comme toute mesure fiscale, ses conditions précises doivent être confirmées au moment de votre projet.

Bien anticiper son budget d'achat

Les frais de notaire ne sont en général pas finançables par le prêt immobilier : ils doivent souvent être couverts par votre apport personnel. Les intégrer dès le départ dans votre plan de financement évite les mauvaises surprises et renforce votre dossier auprès de la banque. Un conseiller à vos côtés vous aide à estimer l'enveloppe globale — prix, frais, éventuels travaux — pour acheter l'esprit tranquille.

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Elodie Cimiotta
Elodie Cimiotta Conseillère & Manager iad depuis 2018 · 15 conseillers actifs · Quarante (Hérault) & Rosas (Espagne)

Sources : Service-Public.gouv.fr (droits de mutation 2026) et loi de finances pour 2025. Montants indicatifs ; faites confirmer les taux applicables à votre département et à votre situation au moment de votre projet.